Aussi diversifiées soient-elles, les émotions sont liées à la perception de l’environnement, car il s’agit d’une réponse à un stimulus ; agréable ou désagréable. L’expérience de l’affect propre à l’émotion est alors combinée à une expression émotionnelle aussi. Il peut s’agir d’un rictus qui se dessine au bout des lèvres, de tremblements, ou de sourcils froncés.

Ces manifestations des émotions sont autant de preuves que chaque état correspond à des expressions spécifiques reliant le corps à l’esprit, ou plus exactement le “soma” à la “psyché”. C’est ainsi que la douleur peut également devenir la manifestation de certains états émotifs.

L’origine étymologique grecque du “soma” renvoie au corps, en lien avec l’émotion. On parle alors de “somatiser” c’est à dire attribuer des caractéristiques physiques à un état psychique, dans lesquelles l’émotion se projette si elle n’est pas exprimée. Sigmund Freud disait à ce sujet que “ les émotions que l’on n’exprime pas ne meurent pas. Elles sont enterrées vivantes et reviennent nous hanter plus tard sous une autre apparence”. Si elles sont difficiles à assimiler, chassées, sans que cela ne passe par une décharge, la réponse du corps est inévitable.

Aujourd’hui, les maladies dites psychosomatiques représenteraient selon Doctissimo plus de la moitié des plaintes rencontrées par les médecins, dont 90 % sont amplifiées par des événements à forte charge émotionnelle. Néanmoins, si le lien entre le corps et la psyché semble se définir de plus en plus depuis les théories freudiennes, cela va de soi qu’il est nécessaire d’écarter toute origine physiologique ou organique des maladies.

Les maladies psychosomatiques

L’émergence des maladies psychosomatiques est liée à une défense immunitaire amoindrie, comme si le corps faiblissait sous les fortes charges émotionnelles répétitives et qu’il baissait la garde. Un état de détresse psychologique, un traumatisme ou l’exposition à un stress aigu peuvent mener à ce que les sécrétions de cortisol réduisent la capacité du corps à faire face aux agressions externes en affaiblissant son système immunitaire.

Si les émotions négatives ne sont pas extériorisées, canalisées ou déchargées, elles peuvent tout à fait se localiser dans certaines zones du corps et provoquer plusieurs troubles : les troubles gastriques sont d’ailleurs souvent liés à l’anxiété.

Les affections de la peau, si elles ne sont liées à aucune agression externe ou à une infection virale ou bactérienne peuvent être liées à un état de détresse psychologique, tout autant que la transpiration excessive.

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